Les horodateurs
à carte sont-ils illégaux ?
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C'est la conclusion du juge de proximité de Boulogne-Billancourt
(92) qui a relaxé le 10 mars une automobiliste
de Saint-Cloud pour n'avoir pas payé 7 PV de
stationnement, tous dressés dans la même
rue, entre le 5 novembre 2003 et le 7 février
2004. Cette automobiliste ne possédait pas le
carte monéo, seul moyen d'obtenir un ticket de
stationnement.
Une contrainte que le juge de proximité a rendu
illégale en s'appuyant sur l'article R624-3 du
code pénal qui réprime "le fait de
refuser de recevoir des pièces de monnaie ou
des billets de banque ayant cours légal en France".
Le libre choix doit pouvoir s'exercer, c'est-à-dire
que la possibilité" soit laissée
aux usagers d'effectuer en espèces leurs règlements,
sinon à tous les horodateurs dans un rayon déterminé,
du moins à un nombre suffisant d'entre eux".
Plus d'une trentaine de municipalités (dont Neuilly-sur-Seine,
Vincennes, Versailles, Saint Germain en Laye, Bordeaux,
Rennes, Nantes etc…) pourraient être concernées
par la décision du juge de proximité pour
avoir opté pour l'installation de la carte monéo
sur leurs horodateurs. Le ministère public ne
s'étant pas pourvu en cassation pour l'instant,
cette décision rendue par une juridiction critiquée
par les juges professionnels a force de vérité
légale, sans pour autant faire jurisprudence.
Une telle décision intéresse tout automobiliste
dans une situation similaire qui peut désormais
se prévaloir d'un jugement définitif et
pouvant faire jurisprudence puisqu'il n'a pas été
frappé d'appel. Une arme autrement dit pour faire
annuler les amendes de stationnement pour défaut
de ticket d'horodateur.