A Malaucène,
dans le Vaucluse, les lettres n'arrivaient plus.
Le facteur jetait le courrier.
Mercredi
22 juin 2005
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Le mystère durait depuis le début du printemps.
C'est en revenant de vacances dans sa résidence
secondaire qu'un retraité lillois a découvert
le pot aux roses: 4000 lettres, revues, factures et
autres plis divers gisaient dans son sous-sol. Ils avaient
atterri là via un petit fenestron de la maison
donnant sur la rue par lequel le postier intérimaire
indélicat s'en débarrassait.
Le responsable ? Le jeune postier de Vaison-la Romaine
recruté par la poste en contrat à durée
déterminée. Il a rapidement été
interpellé par les gendarmes et immédiatement
placé en garde à vue.
Le courrier a repris son cheminement normal depuis la
nomination d'un nouveau postier. Mais deux jours ont
été nécessaires pour redistribuer
tout le courrier en retard qu'il a fallu accompagner
d'une lettre explicative de la direction de la poste.
Que risque l'auteur de ce détournement de courrier
? En application de l'article 432-9 du Code pénal,
"la personne qui, chargée d'une mission
de service public agissant dans l'exercice de ses fonctions
ou de sa mission, commet ou facilite le détournement
ou la suppression de correspondance risque une peine
de 3 ans d'emprisonnement et 45000 euros d'amende."
La jurisprudence assimile l'infraction au cas d'un agent
des Postes accusé d'avoir frauduleusement conservé
même pendant une laps de temps relativement court,
une lettre. Ou le fait pour un employé de la
Poste de jeter les lettres au rebut ou de les détruire.
Ce qui semble être le cas en l'espèce.